Epicure : “Il est impossible d’être heureux sans être sage”
Antique bonheur
“Je veux être heureux, tout le monde se l’est au moins dit une fois.
Cette affirmation, parce qu’elle sous-tend une série de vérités qui ne paraissent pas toujours naturelles, balaye de la main un nombre de croyances fausses dont voici quelques exemples :
- On ne peut être libre
- Trop réfléchir, c’est être malheureux
- Penser au passé et à l’avenir, c’est ne pas profiter du moment présent
- Le bonheur est impossible dans le monde où je vis
Vouloir être heureux, c’est avant tout prendre conscience de sa capacité à concevoir et à obtenir le Bonheur: on ne peut affirmer être heureux sans s’en rendre compte. L’affirmer par une volonté, c’est sous-entendre une relation intrinsèque entre le Bonheur et la Liberté : Vouloir est l’expression de Soi ; Soi est se concevoir comme un tout, un être entier qui peut prétendre à être libre.
“Je veux être heureux” est donc le commencement d’une réflexion individuelle sur son état, une introspection nécessaire, qui prend corps dans un série de questions :
- Qui suis-je ?
- Que puis-je savoir ?
- Dans quel monde est-ce que je vis ?
- Qu’est-ce qui peut me rendre heureux ?
- Comment puis-je me rendre heureux ?
Peut-on échapper à la réflexion, et donc à des conclusions, qui aboutissent nécessairement à un apprentissage (un changement sur soi) pour prétendre au Bonheur ? La réponse est claire : non.
Pour Epicure, la sagesse est l’aboutissement de cette réflexion, et elle seule peut conduire au Bonheur.
