Accepter sans se contenter – 2. Sans se contenter

Posted by Wahid on Dec 1, 2010 in Réflexion |
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Voici la deuxième partie de l’article intitulé “Accepter sans se contenter”. Dans la première partie, je mettais en évidence ce que je crois une nécessité : savoir accepter. Mais tout a une limite. Et comme il a été très justement relevé par une amie lectrice, il y a des choses qu’on ne peut justement pas accepter, ni en nous-mêmes, ni dans le monde.

Tout accepter en nous-mêmes serait s’interdire le changement, le développement de soi, l’épanouissement. Ce serait se laisser mourir. Accepter le monde tel qu’il est, c’est accepter ce qui ne convient pas à sa morale, c’est accepter l’injustice.

Se contenter, c’est accepter ce qu’on peut changer

Ce que je crois donc être la limite à l’acceptation est le contentement. Se contenter de ce qu’on est, de ce qu’on a ou de ce qui nous entoure, c’est de perpétuer le conflit qui existe en nous, et qui nous fait souffrir. Le conflit existe dès lors qu’on sait que les choses peuvent être meilleures, et que, le plus souvent parce qu’on a peur, on n’agit pas. Deux idées – deux convictions – se heurtent et créent le conflit : d’un côté le besoin de devenir meilleur sans agir, et de l’autre la possibilité de devenir meilleur.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas l’impossibilité qui créé le conflit, et donc la souffrance, mais bien la possibilité. L’acceptation intervient encore une fois : quand on n’agit pas pour se rendre meilleur, on n’accepte pas que c’est possible ! On entendra les gens se plaindre de leur souffrance (de leur conflit) en disant : “J’ai envie d’être telle ou telle chose, mais on m’en empêche, c’est impossible”. Au moment où cette personne affirme cette soi-disant impossibilité, elle reconnaît qu’elle en souffre et ainsi, elle exprime sa croyance que cette chose est possible.

On ne souffre pas de ce que nous percevons véritablement comme impossible : on ne souffre pas de ne pouvoir voler en agitant les bras, de ne pouvoir lire dans les pensées, ou de ne pouvoir faire apparaître de l’or en ouvrant un tiroir ! On ne souffre que de ce qu’on croit possible.

J’accepte ou je me contente ?

Comment faire la différence entre ce qu’il est possible de changer (et qui serait l’objet de mon contentement), et de ce qui est véritablement impossible (et que je dois accepter)  ?

C’est certainement le résultat d’un travail continuel. Il faut voir en soi, le plus clair possible, de la manière la plus transparente possible et à chaque instant. Le possible et l’impossible sont des perceptions : elles peuvent être fausses, on peut se tromper (quelqu’un peut croire qu’il est capable d’une chose qu’il ne peut vraiment pas), on peut refuser de reconnaître notre conflit (on culpabilise envers un membre de la famille et on se sacrifie), ou on peut simplement avoir un esprit rigide ou être pressé.

Il faut travailler sur soi. Il faut être honnête avec soi-même. Consultez un psychologue ou un psychiatre. Faites des exercices de relaxation. Méditer tous les jours.

C’est le seul moyen d’être véritablement libre !

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